"A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU ".

•18 janvier 2007 • 5 Commentaires

 

 

 

   


 C’est un peu comme l’océan.
A la surface, le mouvement est continuel,
les vagues se forment et se défont sans cesse;
C’est une relation intelligible que personne n’a créé, elle est éternelle.
Qu’il y ait ou non des hommes pour la découvrir ne changera pas cette propriété.
 Elle sera la même dans mille ans comme elle pouvait l’être il y a un milliers d’années. 
     
  
 
 A quoi aspire un artiste qui souhaite une reconnaissance?
 A exister éternellement à travers les œuvres qu’il a produit.
Créer, c’est en ce sens trouver une immortalité auprès des hommes, c’est s’installer dans la mémoire des hommes qui continueront de se souvenir de ce l’artiste a produit de plus beau, de plus grand, de ce qu’il a pu exprimer de divin sur la Terre.
 Il communique avec l’éternité. 

 Il reste que l’art, quand il atteint un somment de génie,
 propulse l’esprit aussi dans une dimension qui transcende le temps.

 Il y a des extases musicales qui nous élèvent bien au-dessus du temps
et nous laisse comme suspendu dans un instant d’éternité.  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
" A La Recherche Du Temps Perdu "  
 
  
 
  
 
 Il  existe  une  phrase  de  Proust pour chaque  événement de la vie,
 une belle phrase que l’on avait dans son inconscient et que
Proust ramène poétiquement à la surface de nous même.
_________ 
 
 
 
 
 
 
 
" L’influence anesthésique de l’habitude ayant cessé, je me mettais à penser,
à sentir, choses si tristes."
 

" Le regret est un amplificateur du désir .car bien que nous sommes amoureux, peut-être même pour que nous le devenions,
il faut qu’arrive le jour de la séparation ."
 
" Que de bonheurs possibles dont on sacrifie ainsi la réalisation à l’impatience
 d’un plaisir immédiat."
 

" Les beautés qu’on découvre le plus tôt sont aussi celles dont on se fatigue le plus vite. "
 
" Pour tous les éléments qui dans la vie et ses situations contrastées se rapportent à l’amour,
le mieux est de ne pas essayer de comprendre, puisque,
dans ce qu’ils ont d’inexorable comme d’inespéré,
 ils semblent régis par des lois plutôt magiques que rationnelles.
 
" Chaque être est détruit quand nous cessons de le voir;
 puis son apparition suivante est une création nouvelle,
différente de celle qui l’a immédiatement précédée, sinon de toutes."
 
"C’est seulement par la pensée qu’on possède les choses,
et on ne possède pas un tableau parce qu’on l’a dans sa salle à manger
si on ne sait pas le comprendre, ni un pays parce qu’on y réside sans même le regarder."
 

" Les vrais paradis sont les paradis qu’on a perdus .
  
" La force qui fait le plus de fois le tour de la terre en une seconde,
 ce n’est pas l’électricité, c’est la douleur."
 
" Quant au bonheur, il n’a presque qu’une seule utilité, rendre le malheur possible".
 
"Même au milieu d’un chagrin encore vif, le désir physique renaît. "
 
 
" On ne reçoit pas la sagesse,
il faut la découvrir soi-même après un trajet que personne ne peut faire pour nous,
ne peut nous épargner, car elle est un point de vue sur les choses. "
 
"Dans les personnes que nous aimons, il y a, immanent à elles,
 un certain rêve que nous ne savons pas toujour
s discerner mais que nous poursuivons."
 
"On n’aime que ce en quoi on poursuit quelque chose d’inaccessible,
on n’aime que ce qu’on ne possède pas."
 
 
" Dans l’attente, on souffre tant de l’absence de ce qu’on désire
 qu’on ne peut supporter une autre présence."
 

" Il n’y a que les femmes qui ne savent pas s’habiller qui craignent la couleur.
 On peut être éclatante sans vulgarité et douce sans fadeur."
 
"On ne connaît pas son bonheur.
On n’est jamais aussi malheureux qu’on croit."
 
 
" Notre mémoire et notre cœur ne sont pas assez grands pour pouvoir être fidèles."
 
"Nous sommes tous obligés, pour rendre la réalité supportable,
 d’entretenir en nous quelques petites folies."
 
‘Nous n’arrivons pas à changer les choses suivant notre désir,
 mais peu à peu notre désir c
hange."
 
" Les créatures qui ont joué un grand rôle dans notre vie,
il est rare qu’elles en sortent tout d’un coup d’une façon définitive." 
 
  
 
 

 
 
     

 

 
 
                               

            MARCEL PROUST
 
Ecrivain français
           Né à Paris le 10 juillet 1871
         Décédé à Paris le 18 octobre 1922
 

 

 
 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 " Tâchez de garder toujours 
 

 

     
 
 
 un morceau  de  ciel  au dessus
de votre vie.  " 

 
 
 

 

 
 
 
 

 

" La beauté n’est pas dans les couleurs, mais dans leur harmonie. "

M.Proust   

 

 

" SAGESSE INDIENNE "

•17 janvier 2007 • 5 Commentaires
 

"Fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d’y rester."


 

"   Le message des Indiens est aussi une source de sagesse,

fondée sur le respect de la nature et la compréhension

de "l’Esprit qui est en toute chose".

 

Un jour, dit une vieille légende amérindienne, il y eut un immense incendie de forêt.  

Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre.
Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu.
Après un moment, le Toucan, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit :
« Colibri ! Tu n’es pas fou ?! Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ?! »
Et le colibri lui répondit :« Non, mais je fais ma part ».
"La part du colibri"          Pierre Rabhi

Au   commencement..

Au début des temps Il n’y avait pas de différence entre les hommes et les animaux.
Toutes les créatures vivaient sur terre.
Un homme pouvait se transformer en animal s’il le désirait et un animal pouvait devenir humain.
Il n’y avait pas de différence.
Les créatures étaient parfois des animaux et parfois des animaux et parfois des hommes.
Tout le monde parlait une même langue.
En ce temps là, les mots étaient magie et l’esprit possédait des pouvoirs mystérieux.
Un mot prononcé au hasard  pouvait avoir d’étranges conséquences.
Il devenait brusquement vivant et les désirs se réalisaient. Il suffisait de les exprimer.
On ne peut donner d’explication.
C’était comme ça.

Le Grand Esprit nous a créés et il nous a donné cette terre.
Nous étions libres comme le vent et nous ne devions pas obéir  au commandement d’un autre homme .
Nous avions beaucoup d’enfants et les troupeaux etaient nombreux.
Nos anciens parlaient avec les Esprits et ils faisaient de bonnes magies.
Nous vivions ou nous levions nos "tepees",sans etre prisonniers d’une maison.
Et personne disait "jusqu’à cette ligne c’est ma terre ,au-delà c’est la tienne".

" A ce  point l’homme  blanc  arriva " !

 

"Si, comme le guerrier Cherokee,
Je considère l’année nouvelle comme une chance de me renouveler
Alors la Force et le Courage seront à mes côtés.
Je me souviendrai que les choses finissent par s’arranger,
Que les blessures guérissent et que les liens se ressoudent,
Non parce que je l’ai dit, Mais parce que je le crois.
Mais le temps est venu, de faire les choses correctement
Et de ne pas m’écarter du Chemin
Comme l’eau fraîche et libre qui coule de la source des bois,
Une nouvelle vie et un nouveau sens jailliront de ma Source Intérieure.
Le Calme et la Paix m’envelopperont,
Car je ne gagnerai rien à craindre ce monde chaotique."

 

Nous voyons la main du Grand Esprit dans presque tout: le soleil, la lune, les arbres,
le vent et les montagnes; parfois nous l’approchons par leur intermédiaire.
Nous croyons en l’Etre Suprême, d’une foi bien plus forte que celle de bien des Blancs qui nous ont traité de païens…
Les Indiens vivant près de la nature et du Maître de la nature ne vivent pas d’ans l’obscurité.
Saviez-vous que les arbres parlent? Ils le font pourtant !
Ils se parlent entre eux et vous parleront si vous écoutez.

L’ennui avec les Blancs, c’est qu’ils n’écoutent pas !
Ils n’ont jamais écouté les Indiens, aussi je suppose qu’ils n’écouteront pas non plus les autres voix de la nature.
Pourtant, les arbres m’ont beaucoup appris: tantôt sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur le Grand Esprit."
 

L’homme blanc, lui, retourne le sol, abat les arbres, détruit tout.
L’arbre dit « Arrête, je suis blessé, ne me fais pas mal ». Mais il l’abat et le débite.

L’esprit de la terre le hait. Il arrache les arbres et les ébranle jusqu’à leurs racines. Il scie les arbres. Cela leur fait mal.
Les Indiens ne font jamais de mal, alors que l’homme blanc démolit tout.
Il fait exploser les rochers et les laisse épars sur le sol.
La roche dit « Arrête, tu me fais mal ».
Mais l’homme blanc n’y fait pas attention.
Quand les Indiens utilisent les pierres, ils les prennent petites et rondes pour y faire leur feu…

Comment l’esprit de la terre pourrait-il aimer l’homme blanc?…
" Partout où il la touche, il y laisse une plaie "

 

" Le Grand Esprit nous a donné une vaste terre pour y vivre, et des bisons, des daims, des antilopes et autres gibier.
Mais vous êtes venus et vous m’avez volé ma terre.
Vous tuez mon gibier.
Il devient dur alors pour nous de vivre.
Maintenant vous nous dites que pour vivre, il faut travailler.
Or le Grand Esprit ne nous a pas fait pour travailler, mais pour vivre de la chasse."
" Le Grand Esprit nous a donné une vaste terre pour y vivre, et des bisons, des daims, des antilopes et autres gibier.
Mais vous êtes venus et vous m’avez volé ma terre.
Vous tuez mon gibier.
Il devient dur alors pour nous de vivre.
Maintenant vous nous dites que pour vivre, il faut travailler.
Or le Grand Esprit ne nous a pas fait pour travailler, mais pour vivre de la chasse."

"La vie dans un tipi est bien meilleure.
Il est toujours propre, chaud en hiver, frais en été, et facile à déplacer.
L’homme blanc construit une grande maison, qui coûte beaucoup d’argent, ressemble à une grande cage,
ne laisse pas entrer le soleil, et ne peut être déplacée; elle est toujours malsaine."
" N’est-ce pas vrai ? "  

Les hommes blancs annonçaient bien haut que leurs lois étaient faites pour tout le monde,
mais il devint tout de suite clair que, tout en espérant nous les faire adopter,
ils ne se gênaient pas pour les briser eux-mêmes.
Leurs sages nous conseillaient d’adopter leur religion mais nous découvrîmes vite
qu’il en existant un grand nombre.
Nous ne pouvions les comprendre, et deux hommes blancs étaient rarement d’accord sur celle qu’il fallait prendre.
Cela nous gêna beaucoup jusqu’au jour où nous comprîmes
que l’homme blanc ne prenait pas plus sa religion au sérieux que ses lois.
Ils les gardait à portée de la main, comme des instruments,
pour les employer à sa guise dans ses rapports avec les étrangers

" Frère, notre territoire était grand et le vôtre était petit.
Vous êtes maintenant devenus un grand peuple, et il nous reste à peine l’espace pour étendre nos couvertures.
Vous avez notre pays, mais cela ne vous suffit pas. Vous voulez nous forcer à épouser votre religion.

Frère, continue à écouter.
Tu te dis envoyé ici pour nous apprendre à rendre le culte au Grand Esprit d’une manière qui lui soit agréable.
Et tu prétends que si nous n’adoptons pas la religion que vous les Blancs vous prêchez, nous seront malheureux ici-bas.
Tu dis être dans le vrai et que nous sommes perdus. Comment pourrions-nous vérifier la vérité de tes paroles? Frère, tu dis qu’il n’y a qu’une seule façon d’adorer et de servir le Grand Esprit.
Si il n’y a qu’une religion, pourquoi le peuple blanc est-il si partagé à ce sujet?
Nous savons que votre religion est écrite dans un livre.
Pourquoi n’êtes-vous pas tous d’accord, si vous pouvez tous lire le livre?

 

 

 

Les Neuf Préceptes du Code de la Juste Relation

- Ne dis que la vérité.

- Ne parle que des bonnes qualités des autres.

- Sois un confident et ne répands aucune rumeur.

- Ecarte le voile de la colère pour libérer la beauté inhérente à chacun.

- Ne gaspille pas ce qui t’est donné, et tu ne seras pas dans le besoin.

- Honore la lumière en chacun. Ne fais pas de comparaisons,considère chaque chose pour ce qu’elle est.

- Respecte toute vie; dégage ton coeur de l’ignorance.

- Ne tue pas et ne nourris pas de pensées coléreuses,qui tuent la paix comme une flèche.

- Agis maintenant; si tu vois ce qu’il faut faire, fais-le .

 

 

Quand une goutte d’amour
jaillie d’un coeur pur tombe sur un sol aride,
elle fait éclore la fleur
infiniment exquise
du renouveau

 

 

Toute chose…

Chaque chose sur cette terre a un but,
chaque maladie a son herbe pour la guérir et
chaque personne a une mission.
C’est la théorie indienne de l’existence.


" La différence entre les Blancs et les Indiens, c’est que les blancs pensent que la nature leur appartient,
tandis que les indiens pensent que c’est eux qui appartiennent à la nature."
" Il n’y a pas d’endroit possible dans les villes de l’homme blanc.
Pas d’endroit pour entendre les feuilles se déroulées au printemps ou le froissement des ailes d’un insecte.

Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprend pas.

" Ils nous faisaient beaucoup de promesses,

plus que je ne peux me rappeler,

mais ils n’en ont jamais tenu qu’une seule :

" Ils ont promis de prendre nos terres, et Ils les ont prises."

" Comment , pouvons nous parler de paix à l’homme blanc,

quand il ne voit partout que la guerre ? "





O, Grand Esprit,
aide moi à ne jamais
juger un autre
avant d’avoir chaussé
ses mocassins
pendant au moins
trois lunes


" La simplicité n’est jamais banale ni ennuyeuse.

Sa richesse est infinie, sans cesse nouvelle pour celui qui regarde le monde avec des yeux neufs."

" Qui est prudent, ne dira jamais ses pensées à un autre homme
Avant d’avoir connu celles de cet homme."

" De même qu’une journée bien employée procure un heureux sommeil, une vie bien remplie,

nous laisse mourir en paix."



" La paix n’arrive jamais par surprise.

Elle ne tombe pas du ciel comme la pluie. Elle vient à ceux qui la préparent."

" L’homme intelligent ne demande jamais l’inaccessible,
Ne pense pas à pleurer ce qui est perdu
Et sait garder la sérénité même dans le malheur."


COCHISE Apache Chiricahua
CHRISTOPHE COLOMB

Gênes, 1450 – Valladolid, 1506

Affable avec tous, il se montrait avec les siens d’une douceur rare, en gardant toujours la plus digne gravité

" Iles des Bahamas "

Au lever du soleil, ce que les Espagnols découvrent est un véritable paradis.
L’ Óle tropicale est recouverte d’une végétation luxuriante, bordée de grandes plages de sable blanc,
au milieu d’une eau turquoise. Il fait chaud.

__________
Du navire, les marins peuvent apercevoir des hommes et des femmes nues
à la peau brune qui leur font des signes.
Colomb débarque et s’agenouille sur cette terre et remercie Dieu pour lui avoir donné ce qu’il avait tant espéré.

 

Colomb et les Indiens…

IL est émerveillé par ces beaux indiens   qui le reçoivent avec tous les honneurs :
ce sont des Taïnos (qui signifie "nous sommes des hommes de bien") et des Caraïbes ( "Les guerriers courageux").
 

Ils vivent comme dans un paradis terrestre qu’il n’osait même pas imaginer.
Ils portent des bijoux en or pur et affirment qu’il existe bien, près de là, un royaume regorgeant d’or….
 

Lettre de Colomb au Roi Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille

"Les indiens sont, à la vérité, gens de cœur excellent, ignorant la cupidité, plein de douceur ;

aussi, puis-assurer à Vos Altesses qu’il n’est au monde ni meilleurs hommes, ni meilleur pays.

Ils aiment leur prochain comme eux-même.

Ils ont une façon de parler toujours souriante, la plus douce, la plus affable qui se puisse imaginer.
Hommes et femmes, à la vérité, vont nus comme au jour de leur naissance,
mais Vos Altesses peuvent croire cependant qu’ils ont des mœurs fort pures.

 

 

 

 

" MUSSET " SERENITE

•17 janvier 2007 • 2 Commentaires

 

 

" Jeanne endormie "

 

 

Jeanne dort ; elle laisse, ô pauvre ange banni,
Sa douce petite âme aller dans l’infini ;
Ainsi le passereau fuit dans la cerisaie ;
Elle regarde ailleurs que sur terre, elle essaie,
Hélas, avant de boire à nos coupes de fiel,
De renouer un peu dans l’ombre avec le ciel.
Apaisement sacré ! ses cheveux, son haleine,
Son teint, plus transparent qu’une aile de phalène,
Ses gestes indistincts, son calme, c’est exquis.
Le vieux grand-père, esclave heureux, pays conquis,
La contemple.

 

Cet être est ici-bas le moindre
Et le plus grand ; on voit sur cette bouche poindre

Un rire vague et pur qui vient on ne sait d’où ;
Comme elle est belle ! Elle a des plis de graisse au cou ;
On la respire ainsi qu’un parfum d’asphodèle ;
Une poupée aux yeux étonnés est près d’elle,
Et l’enfant par moments la presse sur son cœur.
Figurez-vous cet ange obscur, tremblant, vainqueur,
L’espérance étoilée autour de ce visage,
Ce pied nu, ce sommeil d’une grâce en bas âge.
Oh ! quel profond sourire, et compris de lui seul,
Elle rapportera de l’ombre à son aïeul !
Car l’âme de l’enfant, pas encor dédorée,
Semble être une lueur du lointain empyrée,
Et l’attendrissement des vieillards, c’est de voir

Que le matin veut bien se mêler à leur soir.
Ne la réveillez pas. Cela dort, une rose.
Jeanne au fond du sommeil médite et se compose
Je ne sais quoi de plus céleste que le ciel.
De lys en lys, de rêve en rêve, on fait son miel,
Et l’âme de l’enfant travaille, humble et vermeille,
Dans les songes ainsi que dans les fleurs l’abeille.


 

« Alfred de Musset a été très épris de George Sand ;
il avait vingt trois ans, il était charmant, et d’un naturel passionné ;
il n’a trouvé en elle qu’un cœur froid et un immense orgueil ;
Quoiqu’il ait souffert, jamais pendant sa vie il n’a prononcé un mot pour accuser George Sand ;
jusqu’au moment suprême, il a su rester le gentilhomme correct envers la femme naguère aimée,
il est resté tel que l’ont connu tous ses amis et tous les objets de son amour ».
 

 

" SAGESSE "

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MOHANDAS KARAMCHAND
GHANDI,
Artisan de la non-violence(ahimsa).
Homme politique et philosophe indien

" Commencez  par  changer  en  vous

ce  que  vous  voulez  changer  autour de vous."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

" Ne rien voir de mal, ne rien entendre de mal, ne rien dire de mal ".
À celui qui suit cette maxime, il n’arrivera que du bien.
Ce  fut  notamment  une  devise  de  Gandhi
qui gardait parait-il toujours avec lui
une petite sculpture de ces trois singes .

 

Gandhi naît le 2 octobre 1869, au Goujerat en Inde d’une famille de riches commerçants

de la caste des Bania.

Gandhi veut d’ailleurs dire épicier. Gandhi était pour la non-violence. L’absence totale de mal-veillance .

Le mot non-violence est la traduction du terme sanscrit ahimsa employé dans les textes philosophiques
de la littérature hindouiste et bouddhique.
Ce mot est formé du préfixe négatif a et du substantif himsa qui signifie le désir de nuire,
de faire violence à un être vivant.
L’ahimsa est donc la prise de conscience, la maîtrise et le renoncement à ce désir de violence
qui est en l’homme.
"La non-violence parfaite, écrit Gandhi, est l’absence totale de malveillance"
à l’encontre de tout ce qui vit.
Sous sa forme activée, la non-violence s ‘exprime par la bienveillance à l’égard de tout ce qui vit.

" C’est  l’amour  pur "

 

Pour Gandhi, la non-violence  n’est pas  une méthode d’action, elle est une attitude,

c’est-à-dire essentiellement un regard, un regard de bienveillance et de bonté envers l’autre homme.

"Je crois, affirme-t-il, dans le principe de non-violence ‘ ("I believe in the principle of non-violence)

Elle est selon lui le principe même de la recherche de la vérité.

"La non-violence et la vérité, écrit-il, sont si étroitement enlacées qu’il est pratiquement impossible

de les démêler et de les séparer l’une de l’autre.

" La vie est un mystère qu’il faut vivre, et non un problème à résoudre."
" L’homme est soumis à l’obligation de se laisser guider dans toutes ses actions par des considérations morales."
"La victoire obtenue par la violence équivaut à une défaite, car elle est momentanée."
"La fibre la plus coriace doit s’amollir dans le feu de l’amour. Si elle ne fond pas, c’est que le feu n’est pas assez fort."
"Si chacun ne conservait que ce dont il a besoin, nul ne manquerait de rien, et chacun se contenterait de ce qu’il a."


" Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours."


"Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l’homme, mais pas assez pour assouvir son avidité."


"La démocratie devrait assurer au plus faible les mêmes opportunités qu’au plus fort."
____________


" Gandhi avait prédit sa mort imminente la veille d’être assassiné !  "

Il  est assassiné  à  New Delhi  le 30 janvier 1948 par Nathuram Godse,
un hindou extrémiste.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

" ETRE HEUREUX "

•17 janvier 2007 • 3 Commentaires

 

 
 
 
 

 
 
 
 
 
 Sénèque (4 avant J.-C.-65 après J.-C.)

 

 Grand  avocat , philosophe, homme d’état ,

écrivain  romain qui a été le précepteur de Néron .

"Ma patrie est le monde ".

 

 

" Chacun doit trouver seul le chemin du bonheur  "  

 
 V ous vivez comme si vous deviez toujours vivre.
Vos craintes sont de mortels;     à vos désirs on vous dirait immortels.
 
*********** 
 
-La plupart des hommes disent :
 « A cinquante ans, je me retirerai des affaires, ma soixantième année me dispensera de mes obligations .»
 Et qui vous a donné caution d’une vie plus longue ?
Qui permettra que tout se passe comme vous l’arrangez ?
N’avez-vous pas honte de ne vous réserver que les restes de votre vie, et de destiner à la culture de votre esprit à la sagesse le seul temps qui n’est plus bon à rien ?
 N’est-il pas trop tard de commencer à vivre lorsqu’il faut sortir de la vie ?
 Quel fol oubli de notre condition mortelle, que de remettre à cinquante ou soixante ans les sages entreprises!
 
*******
 
 
« Il faut toute la vie pour apprendre à vivre. »
 
    
 
« Si tu veux être heureux, Etre un homme libre , Laisse les autres te mépriser !
 
 
« On a des mots pour dire une peine légère,mais les grandes douleurs ne savent que se taire.»
 
 
« On ne doit parler qu’à celui qui est prêt à entendre.»
 
 
« Tu cesseras d’avoir peur quand tu auras cessé d’espérer. .»
 
 
 
 « Commence déjà à être l’ami de toi-même. Tu ne seras jamais seul.»
 
 
 «  Il y a plus de choses qui nous font peur que de choses qui nous font mal… .»
 
  
 « Ne dis pas à toi-même ce que tu ne veux pas entendre d’un autre.»
 
 
 « Celui qui a rendu un service doit se taire ; c’est à celui qui l’a reçu de parler.»
 
 
 
« Pour nuire, nous sommes puissants.»
 
 
 
 « Celui qui ne sait pas se taire, il ne sait pas non plus parler.»
 
 
« Les vices d’autrefois sont devenus les moeurs d’aujourd’hui.»
 
 
« Seul l’arbre qui a subi les assauts du vent est vraiment vigoureux,
car c’est dans cette lutte que ses racines, mises à l’épreuve, se fortifient.»
 
 
 
 
 
 
 
 
                 
 
  
 
 
"  Crois en tes  Rêves "
   
     
           
   Il était une fois une course … de grenouilles.
 L’objectif était d’arriver en haut d’une grande tour. 
          Beaucoup de gens se rassemblèrent pour les voir et les soutenir.
 
         
 
 
 La course commença.
          En fait, les gens ne croyaient probablement pas possible que les grenouilles puissent atteindre la cime,
 
et toutes les phrases que l’on entendit furent de ce genre :
          "Inutile !!! Elles n’y arriveront jamais !"
          Les grenouilles commencèrent à se décourager, sauf une qui continua de grimper avec fougue et enthousiasme et les gens continuaient :
 
 
 
          "… Quelle peine !!! Elles n’y arriveront jamais!…"
          Et les grenouilles s’avouèrent vaincues, sauf toujours la même grenouille qui continuait envers et contre tout …
          A la fin, toutes abandonnèrent, sauf cette grenouille qui, seule et au prix d’un énorme effort, atteignit le haut de la cime.
 
 
 
          Les autres, stupéfaites, voulurent savoir comment elle avait fait.
L’une d’entre elles s’approcha pour lui demander comment elle avait fait pour terminer l’épreuve.
          Et découvrit qu’elle… était sourde !
 
 
 
 
 
          En résumé :
 
                  …N’écoutez pas les personnes qui ont la mauvaise habitude d’être négatives…
car elles volent les meilleurs espoirs de votre coeur !
Rappelez-vous pour toujours du pouvoir qu’ont les mots que vous entendez ou que vous lisez.
Soyez toujours sourd quand quelqu’un vous dit que vous ne pouvez réaliser vos rêves.
 
 

 
 
 
  
 

 

  
 
                   " Comment être  heureux ? "  
 
 
  
 
 

 

                                                                                   
 
      

                    Un enfant demande à son père :                         
"Dis papa, quel est le secret pour être heureux ? "     

Alors le père demande à son fils de le suivre;

ils sortent de la maison, le père sur leur vieil âne et le fils suivant à pied.

Et les gens du village de dire :
- "Mais quel mauvais père qui oblige ainsi son fils d’aller à pied."

-"Tu as entendu mon fils?  Rentrons à la maison "  dit le père.

Le lendemain ils sortent de nouveau, le père ayant installé son fils sur l’âne et lui marchant à côté.

Les gens du village dirent alors :
-" Quel fils indigne, qui ne respecte pas son vieux père et le laisse aller à pied ! "

- "Tu as entendu mon fils ? " Rentrons à la maison.

Le jour suivant ils s’installent tous les deux sur  l’âne avant de quitter la maison.

Les villageois commentèrent en disant :
- "Ils ne respectent pas leur bête à la surcharger ainsi ! "

-"Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison. " 

Le jour suivant, ils partirent en portant eux-mêmes leurs affaires, l’âne trottinant derrière eux.

Cette fois les gens du village y trouvèrent encore à redire :
-"Voilà qu’ils portent eux-mêmes leurs bagages maintenant! c’est le monde à l’envers ! "
-" Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison." 

  
 Arrivés à la maison, le père dit à son fils :
- "Tu me demandais l’autre jour le secret du bonheur.
Peu importe ce que tu fais, il y aura toujours quelqu’un pour y trouver à redire. " 

 
 

" Fais  ce  qui  te  plaît et  tu  seras  heureux " 

 

            

 

  

 

 

 

 

 

   

Quand on n’est incapable de dire " non" cela veut dire que l’on n’a pas confiance en soi ,
on ne croit avoir ni de droits ni de besoins.
Nous nous retrouvons donc engagé contre notre gré dans une situation qui ne nous convient pas !
Alors, nous nous mettons à en vouloir à notre entourage, pour nous avoir forcé la main … Pourtant… nous demeurons le seul responsable de notre inconfort.

 

*******
Comment ne plus subir la contrainte, le stress, … d’une situation que nous nous sommes nous même imposée;
Il nous suffit d’apprendre à dire non, un "Non "   positif et bien compris. 
Dire non positivement, c’est refuser d’accéder à une demande qui ne correspond pas à notre code éthique,
nos valeurs, nos désirs, nos besoins ou tout simplement notre emploi du temps.

Apprendre à dire non, c’est aussi donner de la valeur à la réponse "oui".

********* 

Lorsque nous étions enfants, nous savions dire non ! Mais peu à peu,
nous avons appris à faire passer les désirs ou les besoins des autres avant les nôtres.
Nous avons cru que « dire non » pourrait nous éloigner de l’amour et de l’amitié de notre entourage,
alors nous avons tenté de vivre en évitant le mot "Non " .

*********

Savoir  dire non, parce que nous souhaitons enfin nous réconcilier avec nos désirs, nos besoins,
en réduisant les contraintes auto-imposées.
Dire non, parce que nous voulons retrouver une harmonie intérieure et finalement  mieux communiquer avec les autres :
En famille, en situation professionnelle, …
Réapprendre à dire non, parce que nous désirons nous affirmer sans culpabilité, en limitant les situations conflictuelles.
 Alors nous n’avons plus besoin de lutter, de nous forcer,
notre cerveau exécute tout seul ces actions que nous pensions si ardues …
Notre puissance intérieure a gagné la bataille, et nous offre une vie plus riche et plus libre.

**********

Ce n’est pas par hasard que les gens trop "gentils" finissent aigris, perplexes et exploités,
sans savoir exactement comment ils sont arrivés là. 
Ils ont le desir sincère de se rendre utiles  et ils ne comprennent pas pourquoi
leur systeme engendre tant de colère et de rancoeur.   

******** 

  Un autre paradoxe :

les gens incapables de dire " non" ne sont en général pas respectés par les autres.
On finit par penser que leur serviabilité va de soi,  on les considère avec mépris comme des gens peu importants.
 Au contraire, on a tendance à éprouver du respect pour quelqu’un qui vous dit " non"
quand la même personne vous dira " oui" une autre fois.

********* 
Les personnes pour qui il est difficile de dire " non" font donc preuve de faiblesse ;

Faiblesse = Souffrance . 

 

 
 

 

" MELANCOLIE "

•15 décembre 2006 • 3 Commentaires

" Quand vous serez bien vieille "

 


Quand vous serez bien vieille, au soir à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz chantant mes vers, en vous émerveillant :
"Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle."
Lors vous n’aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de Ronsard ne s’aille réveillant,
Bénissant votre nom de louange immortelle.
 

Je serai sous la terre, et fantôme sans os
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ;
Vous serez au foyer une vieille accroupie,
Regrettant mon amour et votre fiertè

Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :

Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.

Pierre de Ronsard

Sage , Solide , Digne , Confiante , Belle , Souveraine .

VICTOR HUGO

Ecrivain et poète français
Né à Besançon le 26 février 1802
Décédé à Paris le 22 mai 1885.

 

 

" C’est ainsi que j’ai appris que la moitié de ma vie et de mon cœur était morte ."

LEOPOLDINE

Le 4 septembre 1843, Léopoldine et son mari, (Charles Vacquerie),
se noient dans la Seine à Villequier.
Victor Hugo alors dans les pyrénéees ,l’apprend par la lecture d’un journal.
Il rentre à Paris.Période deuil et désespoir
.Il arrête d’écrire pendant trois ans .
Hugo médite sur cet abîme qui sépare hier d’aujourd’hui.
Il y exprime tour à tour sa révolte contre la cruauté du destin (trois ans après), sa nostalgie .
Parfois aussi il semble se soumettre à la volonté divine.
La douleur causée par la mort de sa fille Léopoldine semble inconsolable

"  A CELLE QUI EST RESTEE EN FRANCE. "

_________

Mets-toi sur ton séant, lève tes yeux, dérange
Ce drap glacé qui fait des plis sur ton front d’ange,
Ouvre tes mains, et prends ce livre : il est à toi
Ce livre où vit mon âme, espoir, deuil, rêve, effroi,
Ce livre qui contient le spectre de ma vie,

 

 

 

 

 

 

 

 

Et le doux pré fleuri m’a dit : – Donne-le-moi.
La mer, en le voyant frémir, m’a dit : – Pourquoi
Ne pas me le jeter, puisque c’est une voile !
C’est à moi qu’appartient cet hymne, a dit l’étoile.
– Donne-le-nous, songeur, ont crié les grands vents.
Et les oiseaux m’ont dit : – Vas-tu pas aux vivants
Offrir ce livre, éclos si loin de leurs querelles ?
Laisse-nous l’emporter dans nos nids sur nos ailes !
Les nids ne l’auront pas ; je le donne à la tombe.

Tout mon coeur goutte à goutte en pleurs silencieux ;
J’effeuillais de la sauge et de la clématite ;

Je me la rappelais quand elle était petite,
Quand elle m’apportait des lys et des jasmins,
Ou quand elle prenait ma plume dans ses mains,
Gaie, et riant d’avoir de l’encre à ses doigts roses ;

Elle sait, n’est-ce pas ? que ce n’est pas ma faute
Si, depuis ces quatre ans, pauvre coeur sans flambeau,
Je ne suis pas allé prier sur son tombeau
Dis, qu’as-tu fait pendant tout ce temps-là ? – Seigneur,
Qu’a-t-elle fait ? – Vois-tu la vie en vos demeures ?
A quelle horloge d’ombre as-tu compté les heures ?
As-tu sans bruit parfois poussé l’autre endormi ?
Et t’es-tu, m’attendant, réveillée à demi ?
 

Et t’es-tu recouchée ainsi qu’un mât qui sombre,
En disant : Qu’est-ce donc ? mon père ne vient pas !

Que de fois j’ai choisi, tout mouillés de rosée,
Des lys dans mon jardin, des lys dans ma pensée !
Que de fois j’ai cueilli de l’aubépine en fleur !
Que de fois j’ai, là-bas, cherché la tour d’Harfleur,
Murmurant : C’est demain que je pars ! et, stupide,
Je calculais le vent et la voile rapide,
Puis ma main s’ouvrait triste, et je disais : Tout fuit !
Et le bouquet tombait, sinistre, dans la nuit !
Oh ! que de fois, sentant qu’elle devait m’attendre,
J’ai pris ce que j’avais dans le coeur de plus tendre
Pour en charger quelqu’un qui passerait par là !

Et, sur le père triste et sur l’enfant qui dort,
Ferme l’exil après avoir fermé la mort,

Puisqu’il est impossible à présent que je jette
Même un brin de bruyère à sa fosse muette,
C’est bien le moins qu’elle ait mon âme, n’est-ce pas ?
Ô vent noir dont j’entends sur mon plafond le pas !
Tempête, hiver, qui bats ma vitre de ta grêle !
Mers, nuits ! et je l’ai mise en ce livre pour elle.

« Laissez-moi  me  pencher  sur  cette  froide  pierre
Et  dire  à  mon  enfant :  Sens-tu  que  je  suis  là? »

 

 

Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin
De venir dans ma chambre un peu chaque matin;
Je l’attendais ainsi qu’un rayon qu’on espère;

Elle entrait et disait : -Bonjour, mon petit père;-
Prenait ma plume, ouvrait mes livres, s’asseyait
Sur mon lit, dérangeait mes papiers, et riait,
Puis soudain s’en allait comme un oiseau qui passe.
Alors, je reprenais, la tête un peu moins lasse,
Mon oeuvre interrompue, et, tout en écrivant,
Parmi mes manuscrits je rencontrais souvent
Quelque arabesque folle et qu’elle avait tracée,
Et mainte page blanche entre ses mains froissée
Où, je ne sais comment, venaient mes plus doux vers.
Elle aimait Dieu, les fleurs, les astres, les prés verts,
Et c’était un esprit avant d’être une femme.
Son regard reflétait la clarté de son âme.
Elle me consultait sur tout à tous les moments.

Oh! que de soirs d’hiver radieux et charmants,
Passés à raisonner langue, histoire et grammaire,
Mes quatre enfants groupés sur mes genoux, leur mère
Tout près, quelques amis causant au coin du feu!
J’appelais cette vie être content de peu!
Et dire qu’elle est morte! hélas! que Dieu m’assiste!
Je n’étais jamais gai quand je la sentais triste;
J’étais morne au milieu du bal le plus joyeux
Si j’avais, en partant, vu quelque ombre en ses yeux.

 

 



" AUTREFOIS , DANS LES CAMPAGNES, "

•19 septembre 2006 • 7 Commentaires
 
 
 
 
 
 
 

 
 

" Autrefois , dans  les  campagnes ,"

 

 " Autrefois dans les campagnes ", l’homme connaissait le nom des plantes,
savait reconnaître le chant de tel ou tel oiseau,
l’observation du soleil lui indiquait l’heure
et la couleur du ciel le temps qu’il ferait le lendemain
.
Son rythme de travail s’accordait avec les saisons.
Le printemps et l’été, époque des semences et des moissons,
périodes de grande activité, d’extériorisation, alors que l’automne et l’hiver,
moments d’engrangement et de sommeil pour la terre,
étaient plutôt périodes de repos, d’introspection.

Cette alternance était comme un souffle harmonieux qui régénérait l’homme et la nature. 

    

 Le soir ,on se retrouve tous autour de l’unique feu.
On se racontedes histoires ,des souvenirs ,des blagues ,
on chante ,on joue aux cartes.
On vit aussi beaucoup avec les voisins .

Ensemble on fait les moissons et le battage

 

 

"Le progrès a  fini  par chasser la poésie des campagnes"

       

 
   

Les hommes ont remodelé  la nature un peu partout.
Ils l’ont aménagée, balisée, les arbres ont été mis en cage, les espaces verts bétonnés et aucune mauvaise herbe n’encombre nos trottoirs.
Pour nous rassurer, nous avons créé un espace aseptisé où tout ce qui peut rappeler l’aspect sauvage de la nature a été supprimé.      

Nous sommes à présent les enfants de la technologie.
A travers nos machines, nous nous imaginons pouvoir maîtriser la situation et n’avoir de leçon à recevoir de personne, surtout pas de la Nature que nous écartons avec honte et dédain comme un parent pauvre.  

 

  

 
 
 
 

  

De nos jours, dans nos villes, le scénario est bien différent
et souvent nous nous trouvons bien embarrassés pour donner
un nom aux quelques arbres rencontrés dans nos rues. 

 

 

  

Nous avons renié notre mère Nature, nous jugeant supérieurs à elle.

Nous oublions que bon nombre de nos inventions ont été inspirées par l’observation du monde naturel :

 le vol des insectes n’a-t-il pas inspiré l’hélicoptère à Léonard De Vinci,
la toile de l’araignée n’est-elle pas l’ancêtre de nos filets,
les constructions des ratons laveurs n’ont-elles pas engendré l’idée des barrages ?
Les exemples sont nombreux pour nous démontrer que la Nature est sage et intelligente. 

    

 

 

   


Les enfants, victimes de la culture urbaine, font-ils seulement le rapprochement
entre la vache et le lait, la poule et l’œuf, le blé et le pain ? 

la chaise  taillée à partir de l’arbre qu’il a rencontré dans la forê

  

  

 
 
 

Nous sommes à présent les enfants de la technologie.
A travers nos machines, nous nous imaginons pouvoir maîtriser
la situation et n’avoir de leçon à recevoir de personne,
surtout pas de la Nature que nous écartons avec honte et dédain comme un parent pauvre.

 

 

 

 

 

 

 

    Autrefois ,  l’homme devait se défendre contre les forces de la nature, de nos jours,
c’est la Nature qui doit se protéger de lui.
L’homme est devenu une menace pour son environnement, un danger pour la planète.
Il massacre la Terre un peu plus chaque jour, polluant les océans et les rivières, déforestant les régions boisées, empoisonnant le sol et l’atmosphère
 
 
 

 
 
  

 Les animaux, eux-aussi, paient notre inconscience car,
au lieu d’assumer notre rôle de protection et d’éducation
envers nos frêres inférieurs,
nous traitons fréquemment l’animal en simple produit de consommation

.

 

 
 
 
 
 

 
 
     
On s’offre un chien comme on s’offre une télévision,

on surproduit des animaux d’élevage pour ensuite stocker leur viande qu’on ne peut écouler, on sacrifie sur l’autel de la science des millions de cobayes, sans résultats véritablement garantis.

 

 

 

 

 


La  nature  demeure  un  révélateur  de  nos  peurs.

 
Quelle n’est pas, par exemple, la surprise du citadin qui se retrouve en pleine forêt, la nuit.
Ecarté de son milieu confortable et protégé, il découvre que la nature n’est pas ce qu’il croyait.
La forêt pendant la nuit est un lieu propice pour se confronter à la nature dans ce qu’elle a de brut, d’inculte et sauvage.

Elle nous échappe et fonctionne sans notre intervention.

Extirpés de nos villes, nous nous retrouvons vulnérables
car nous avons perdu nos repères, nos chemins balisés.
A travers cet environnement menaçant car inconnu et sans signalisation,
nous nous retrouvons face à nous-même.
 Notre nature profonde, que nous dissimulons sous un vernis de civilisation et de conventions,
remonte à la surface.

Tout ce qu’en nous nous étouffons, ignorons volontairement,
émerge : la peur de l’inconnu, la menace, la mort ou bien nos pulsions animales.
Tout notre acquis intellectuel disparaît en fumée au moindre bruit inquiétant,
"les masques tombent. " 

 

L’homme de la ville confronté au miroir que lui offre la Nature,
prend conscience de ses peurs, de ses pulsions,
de ses véritables moyens de défense face à l’existence.
 
La nature permet au citadin de mettre à jour son véritable potentiel, souvent insoupçonné.

 

 

 

L’émotion suscitée par la rencontre avec la nature  est essentielle pour le citadin qui tout au long de l’année doit se contenir
et éprouve certaines difficultés à exprimer sainement ses sentiments.
Dans les agglomérations, les gens sont peu démonstratifs,
distants et entre eux s’établit un simple rapport de politesse,
quand ce n’est pas un océan d’indifférence.
Tout est expliqué de façon quasi scientifique, tout est signalé, fléché, balisé.
Il y a, somme toute, peu de place pour l’aventure et le dépaysement.

 

 

Nous seuls,  avons pouvoir de tout détruire,de réduire à néant
des millénaires de souffrance et de joie dans notre tentative d’évolution.
Si nous sommes attentifs et bienveillants, la nature, telle une mère
dont nous sommes tous issus, va guider nos pas vers cette voie
qui mène à la découverte de nous-même, des autres.

A travers cela, nous nous apercevons alors que les murs semblant nous séparer
les uns des autres ne sont que des voiles que le moindre souffle de vent disperse. 
 

 

 

   

 

 

Rimbaud ,Show ,Verlaine

•13 août 2006 • 9 Commentaires

 

 
 
 
 

LE DORMEUR DU VAL   

 

 

C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent, où le soleil de la montagne fière
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme.
Nature ! berce-le chaudement , il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine.
Il dort dans le soleil, la main sur la poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
 

 

  

 Paul Verlaine et Arthur Rimbaud

 

 

 Il pleure dans mon coeur   Comme il pleut sur la ville,
                Quelle est cette langueur   Qui pénètre mon coeur?

O bruit doux de la pluie   Par terre et sur les toits!
                 Pour un coeur qui s’ennuie   O le chant de la pluie!

Il pleure sans raison   Dans ce coeur qui s’écoeure.
              Quoi! nulle trahison?   Ce deuil est sans raison.

C’est bien la pire peine   De ne savoir pourquoi,
Sans amour et sans haine,   Mon coeur a tant de peine!
  
                                                                      Paul Verlaine

 

 

 

George Bernard Shaw
Ecrivain irlandais

Né à Dublin le 26 juillet 1856
Décédé à Ayot Saint Lawrence le 02 novembre 1950   
 

    

 Prix Nobel de Littérature en 1925 .
 

     

 

Provocateur et anticonformiste, George Bernard Shaw dénonce le puritanisme étroit, la hiérarchie religieuse

et l’hypocrisie des conventions de la religion , s’intéresse à l’économie politique et au socialisme.

 La lecture de Karl Marx est pour lui une véritable révélation.

Dans ses premières pièces, très engagées mais peu jouées, George Bernard Shaw s’attaque aux abus sociaux.

La pièce "Le Héros et le Soldat", produite en 1894 aux Etats-Unis, marque le début de sa notoriété internationale.

**********

 

Ses  Pensées

   

«Ce n’est pas l’incrédulité qui est dangereuse dans notre société, c’est la croyance.»

 

«Le pire pêché envers nos semblables, ce n’est pas de les haïr, mais de les traiter avec indifférence ; c’est là l’essence de l’inhumanité.»

 

«Un homme se décrit toujours inconsciemment lui-même quand il décrit quelqu’un d’autre.»

  

«L’indépendance vaut bien que l’on supporte la solitude.»

 

«Le plus grand des maux et le plus pire des crimes, c’est la pauvreté.»

 

«Le grand secret, ce n’est pas d’avoir de bonnes ou de mauvaises manières,

c’est d’avoir les mêmes manières vis-à-vis de toutes les créatures humaines.»

 

«La vertu consiste non à s’abstenir mais à ne pas le désirer.»

 

«Beaucoup de gens ne sont jamais jeunes ; quelques personnes ne sont jamais vieilles.»

 

«Liberté implique responsabilité. C’est là pourquoi la plupart des hommes la redoutent.»

 

«Ma façon de plaisanter, c’est de dire la vérité. C’est la plaisanterie la plus drôle du monde.»

 

 «La modestie n’est pas une vertu, seulement de la prudence.»

 

«L’explication du malheur de bien des gens, c’est qu’ils ont le temps de se demander s’ils sont heureux

ou s’ils ne le sont pas.»

 

«L’humanité serait depuis longtemps heureuse si tout le génie que les hommes mettent à réparer leurs bêtises  ils les employaient à ne pas les commettre.»

 

**********

 

    

 

   

 
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